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01 Fév
2016

Entrevue avec Canadian Bacon

Par Jean-Michel Letendre Veilleux // Blog // Étiquettes : , ,

 

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Je monte les marches à côté du Méduse pour me diriger lentement vers l’atelier des peintres Laps (Francois Lapierre) et Phelipe, le gars qui a fait la grosse murale près du Spot cet été. Ces gars-là sont au coeur de Canadian Bacon, une exposition qui rassemble parfois plus d’une cinquantaine d’artistes visuels de la ville de Québec. On est sensé avoir une entrevue à 14h30. Laps m’accueille et me dit que son partenaire in crimes devrait arriver sous peu. Parle parle, jase jase, on se rend compte qu’on n’aura sûrement pas le temps de faire l’entrevue avec le retard accumulé et nos horaires chargés. Laps prend une paire de jumelle et par une fenêtre qui donne vue sur la basse ville, il épie l’arrivée de son ami. Après quelques instants, on se dit que finalement l’entrevue se déroulera par courriel. Tant mieux, me dit-il, ça va nous donner le temps de bien formuler nos réponses.

 

Pouvez-vous me décrire le concept derrière Canadian Bacon?

À la base, Canadian Bacon est la réunion d’une grosse gang de chums qui font de l’art sérieusement et qui cherchent à créer des expositions alternatives à ce qui se déroule sur la scène locale actuelle. CB est un collectif/série d’expositions collectives : on s’unit deux fois par année afin de présenter au public de Québec les oeuvres de plus d’une trentaine d’artistes de la région et d’une vingtaine de l’extérieur. On organise aussi des expositions satellites à l’événement Canadian Bacon.

 

Comment avez-vous démarré le projet ?

C’était supposé être une exposition solo de Phelipe. Il a décidé d’inviter plusieurs artistes de son entourage pour faire une exposition collective. On a décidé, suite à l’évènement, de continuer parce que ce fût un beau succès.

 

Il semble avoir beaucoup de participants, est-ce un projet à géométrie variable? 

Il y a certaines formes, tel le cercle et le triangle, qui ne peuvent pas être délogées. Par contre, les octogones, les carrés et les rectangles sont sujet à «bencher» de temps en temps. Ceci est la conséquence d’une organisation généreuse qui aime réellement donner la chance à de nouvelles formes de montrer leurs plus beaux angles.

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Est-ce que tout le monde met la main à la pâte pour organiser l’événement?

Noui. Tout le monde crée leurs oeuvres, donc d’une manière tout le monde travaille au succès des expositions. Par contre, vu les obligations professionnelles et familiales de plusieurs des membres, certains se retrouvent à avoir moins de disponibilités que d’autres. Il y a des éditions où on a une vingtaine de disponibles et d’autres où on est 5 ou 6. C’est super normal. On aime tout le monde égal et on est super content de chaque résultat des expos.

 

Les participants semblent de différents âges et de différents milieux. Est-ce important pour vous?

Oui, c’est important pour nous et on trouve ça super trippant. L’objectif des expositions n’est pas de présenter un style en particulier, mais c’est de s’allier à des individus passionnés de leur art et de leur donner le meilleur contexte possible pour mettre en valeur leur travail récent. Le public, d’édition en édition, à la chance de voir le cheminement et l’évolution picturale des artistes du collectif.

 

Avez-vous des plan12141799_1667633993451335_3557189634749515765_ns en dehors de la ville? Vous voyez-vous un jour faire un C.B. en Europe?

Oui, c’est dans nos objectifs à long terme, mais il faut être réaliste, je crois pas qu’à 50 artistes c’est possible. Ceci dit, on sait jamais. On considère aussi retourner à Montréal pour une deuxième édition. Par contre, avant de parler d’ailleurs, on va continuer à travailler pour la cinquième édition qui aura lieu à Québec.

 

 

Est-ce que le projet a engendré des side projects?

Oui, on a créé le GPS et Dialogues. Le GPS est une exposition qui avait pour but de casser la glace entre les gens qui veulent rentrer dans le collectif et ceux qui en font partie. Une façon originale de grossir nos rangs. Dialogue est un projet qui avait pour but de relier le collectif à des artistes de deux générations de plus que nous. Cet événement a connu un très bon succès avec plus de 2000 personnes qui se sont déplacées pour l’exposition qui était présentée que pour 7 petites heures.

 

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En conclusion, pouvez vous nous donner vos impressions concernant la prochaine saison de La Voix?

J’ai vu des pubs de ça souvent sur des bus sales de la ville, mais j’ai jamais écouté ça. Donc, pour jouer le jeu, j’ai dû écouter un vidéo Youtube pour être en mesure de répondre à la question. Donc mes impressions: « Wow c’est vivifiant, sauté à l’os, complètement renversant, profondément renversant. Et surtout au grand surtout tout sauf remâché et banal! ». J’adore vraiment ce genre d’émission là!! C’est tellement l’fun de voir des producteurs créer de faux succès sur le dos de gens qui croient naïvement que l’émission va vraiment les rendre célèbres. On est sur un side-project similaire à cet émission, ça va s’appeller « Le doigt ». Ça va être flyé bin raide: on invite les gens sur scène pour nous montrer ce qu’ils peuvent faire avec leur mains.

À propos de l'auteur

Jean-Michel Letendre Veilleux