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18 Sep
2015

Pantoum 4.0

Par JE // Blog

Réflexion sur le Pantoum et la scène locale

Une quatrième année consécutive de spectacle commence aujourd’hui au Pantoum… définitivement pas sans quelques cernes sous les yeux, mais toujours avec la même excitation qu’à nos tous débuts en juillet 2012. Jadis naïf et téméraire, maintenant consciencieux et réfléchi, l’objectif du Pantoum n’est pas celui d’une entreprise lucrative, d’un organisme communautaire ou d’une idéologie sociopolitique. C’est un désir de faire les choses différemment. C’est le désir de mettre de côté les ressources, l’argent et le temps et de considérer les humains, la connaissance et la passion.

Il y en a qui dise que c’est dur ces temps-ci pour les arts… c’est vrai qu’on roule pas sur l’or, mais en s’organisant, en se crinquant et surtout en s’entraidant, il y a moyen de faire beaucoup de choses. Il faut juste penser différemment, ne pas s’arrêter à ce qui pourrait être un obstacle pour la plupart des gens et foncer dans le tas. C’est ça l’idée derrière le Pantoum.

Lundi on enregistrait au studio avec Anatole; au travers du set-up des Indiens qui enregistraient le soir avant nous. En même temps il y avait les ex-Nimbes qui faisaient des maquettes en haut pour leur nouveau projet. Les gars de Hôpital sont venu m’emprunter des micros pour enregistrer un démo. Le soir, je masterisais le EP collaboratif des X-Ray Zebras pendant que Los et Medora jammaient des nouvelles compositions. Sam Wagner vient me voir pour me parler d’un projet de capsules vidéos live que Boîte Béluga (Harfang) chapeaute. Pendant que Metallica joue au Colisée, il y a presque 200 personnes au Cercle pour Viet Cong (vont-ils changer de nom aux Polaris?), Grey’s et Oromocto Diamond quand je finis par me pointer là (on hébergeait Grey’s au Pantoum ce soir-là et Sam Murdock avait fait de jolies affiches sérigraphiées chez nous pour le show). Le reste de la semaine a suivi un rythme similaire et ce n’est qu’un mince échantillon de ce qui s’est passé en ville.

En énumérant ces événements, je ne cherche pas à les associer au Pantoum. Tout ça aurait assurément eu lieu sans notre présence. Je ne cherche qu’à souligner la motivation, la coopération et l’énergie déployée par ces gens (et tous les autres), financement ou pas, succès ou pas, bon timing ou pas. Je suis simplement fier de les côtoyer et de voir leurs projets se réaliser. Si le Pantoum peut aider, c’est encore mieux.

Après trois ans de spectacles, d’enregistrements, de bands qui pratiquent jusqu’à 2h du matin, de rénovations qui ne finissent plus, de projets déjantés et de collaborations variées, c’est ce que j’en conclus : la motivation et la coopération c’est ce qu’il y a de plus puissant. J’en profite pour remercier et souligner le travail et le dévouement de tous les gens qui travaillent/qui ont travaillés avec nous depuis le tout début. Particulièrement tous les bénévoles qui sont là à tous nos shows et qui par leur implication permettent à des événements et des expériences hors du commun de prendre vie. Ce sont eux les piliers du Pantoum. «Shout out!» également à tous les crinqués de la ville qui organisent de nouveaux projets et mettent en place de nouvelles idées, vous êtes le carburant de notre projet.

Ce qui s’en vient pour nous… dur à dire, on a tellement de projets en tête. On s’est graillé d’un maudit beau site web et notre objectif c’est que vous y passiez un maximum de temps. Il se veut être un point de référence sur ce qu’il se passe dans la scène de Québec. Plein d’intervenants et d’artistes motivés ont rejoint notre équipe récemment et on veut étendre la portée des bands locaux à un plus grand réseau de gens. Si seulement 10% des «trippeux de musique» présents aux shows de Metallica, de AC/DC ou des Rolling Stones de cet été s’intéressaient à la musique des artistes de leur propre ville, ça changerait la donne totalement. Je crois sincèrement que c’est possible de les y introduire.

Faisons rayonner le pouvoir créateur et l’audace des gens d’ici.

 

P.S.: Le drummer de Sandveiss est pas mal plus smatte que Lars Ulrich.

À propos de l'auteur

JE

Être humain enthousiaste et débrouillard, principalement musicien et ingénieur de son. Je suis l'un des fondateurs du Pantoum et membre de plusieurs formations musicales de la ville de Québec.