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04 Fév
2016

Rencontre avec PopLéon

Par Daniel Hains-Côté // Blog // Étiquettes : , , , , ,

PopLéon lance son nouveau EP Insomniaq le 6 février au Pantoum

 

photo : Alexis Taillon-Pellerin

photo : Alexis Taillon-Pellerin

À l’occasion de la sortie de leur (excellent) nouveau EP Insomniaq, trame sonore de la pièce Baiseries de Jean-Philippe Baril Guérard, je suis allé à la rencontre des membres de PopLéon juste avant leur pratique de band. Voici ce qu’ils avaient à me raconter :

Comment en êtes-vous venus à travailler sur Baiseries avec le théâtre du Quartel?

Quand on a fait le projet Clovis (une collaboration avec la troupe de danse Errance présentée à Méduse en 2014), le metteur en scène est venu nous voir après la pièce et on se disait que ça serait cool d’avoir un band et une troupe de théâtre qui travaillent ensemble. On s’est donc entendu pour faire la trame sonore de la pièce. En se basant sur le texte, on a envoyé plein de riffs et de séquences électroniques au metteur en scène qui a fait un tri pour bâtir quelque chose de cohérent avec la pièce. On aurait vraiment aimé pouvoir jouer ‘live’ lors des représentations mais c’était impossible à cause du manque d’espace (la pièce était jouée dans des appartements privés). Dès le départ, notre idée était de continuer à développer les ambiances instrumentales de la trame sonore pour en faire des tounes qui se tiennent sans le support visuel. Le EP n’est donc pas «la» trame mais provient de ses moments forts.

D’où provient votre intérêt à mélanger votre musique avec d’autres formes d’art?

Ça vient d’un peu partout. Des gens qu’on connaissait ont parlé à d’autre monde et on s’est fait proposer des choses. On aime collaborer, partager notre musique et ça nous amène à côtoyer des gens créatifs. C’est intéressant pour le public et ça amène des gens qui n’iraient pas nécessairement voir des shows à découvrir ce qu’on fait. Notre musique est assez imagée et avec l’électro, on peut aller créer des univers plus «pétés» et dramatiques qui marchent bien avec le multidisciplinaire. Naturellement, les gens se tournent vers nous. D’ailleurs, après toi il y une file de douze personnes, on en a pour dix heures! [rires]

Parlez moi de votre expérience d’enregistrement pour Insomniaq.

C’est un peu une nouvelle ère de PopLéon qui s’ouvre. Tout le monde a accepté de faire des sacrifices sur ses parties, plus nécessairement chercher à pondre le meilleur riff tout le temps, pour servir le son du band et arriver à avoir une ligne directrice plus claire. Ça faisait longtemps qu’on parlait d’avoir une oreille extérieure pour enregistrer, ce qui nous a amené à travailler avec Sam Wagner pour réaliser l’album. On a appris énormément de choses et ça va avoir un impact sur notre façon de travailler à l’avenir. Pour les albums précédents, on arrivait souvent avec 75 tracks électroniques au mix et fallait faire le ménage là dedans! Pour Insomniaq, il nous a fait enlever des couches, simplifier des structures. Donner une direction plus claire en résumé. On avait fait beaucoup de pré-prod mais on a quand même pris des décisions de dernière minute : Ambivalence (la dernière pièce du EP) s’est construite en studio et on a décidé d’inviter les musiciens car on sentait qu’elle avait besoin de «vrais» instruments même si on ne l’avait jamais entendue comme tel.

En attendant le lancement de l’album samedi prochain, vous pouvez écouter Insomniaq sur les internets, de préférence avec des bons écouteurs!

 

À propos de l'auteur

Daniel Hains-Côté

Batteur du groupe Le Charme, artiste ambient-electro, et futur comptable. J'ai un respect infini pour les créateurs et encore plus pour ceux qui montent à Val-d'Or pour montrer ce qu'ils ont créé.